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Le Cylon Enchaîné

 
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Lee Adama
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PostPosted: Sat 15 Dec - 21:37    Post subject: Le Cylon Enchaîné Reply with quote

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Le Cylon Enchaîné
N° 1 - Page 1

Edito

Il y a un demi siècle, le vaisseau Battlestar Galactica affrontait pour la première fois les Cylons. Après cette guerre, les Cylons, ennemis jurés des humains, disparurent complètement de la surface de l’univers, et le vaisseau, relique d’un autre temps, fut destiné à devenir une pièce de musée. Laura Roslin, secrétaire d’état à l’éducation, fut invitée à son bord pour la cérémonie de désarmement. Cette journée allait changer sa vie…

Qui étaient les Cylons ? Des machines créées par l’homme pour se simplifier la vie sur les douze colonies. Mais un jour, ces robots humanoïdes se rebellèrent et le premier conflit entre Cylons et humains éclata. La guerre prit fin lors de la signature d’un armistice marqué par le départ des Cylons vers un autre monde. Une station fut construite, où les humains et les Cylons devaient se rencontrer, pour maintenir des rapports diplomatiques. Tous les ans, pendant quarante ans, un officier fut envoyé sur la station. Les Cylons, eux, n’envoyèrent jamais personne. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux débarqua. Un Cylon comme personne n’en avait jamais vu. Les Cylons avaient évolué.

L’attaque des Cylons fut soudaine, les douze colonies anéanties, la race humaine presque entièrement exterminée. Quelques milliers de survivants réussirent à s’échapper, mais les Cylons continuèrent à les traquer. A sa grande stupéfaction, la secrétaire d’état à l’éducation, Roslin, fut nommée Présidente. Sur Caprica, une poignée d’hommes survécut à l’holocauste nucléaire, mais ils étaient menacés par les radiations. Un rapace du Galactica embarqua quelques rescapés. Le Galactica et plusieurs vaisseaux civils parvinrent à échapper aux Cylons. Les pertes humaines furent considérables et l’avenir demeurait incertain.

L’humanité ne comptait désormais que 50 000 personnes, confinées dans des vaisseaux protégés par le Battlestar Galactica. Les humains entreprirent le voyage de la dernière chance, trouver la Terre… Ils dérivèrent longtemps à travers l’hyper espace pour tenter d’échapper à leurs ennemis, mais les Cylons les poursuivaient toujours. Ils découvrirent alors la terrible réalité. L’ennemi n’était pas seulement à leurs trousses, il était aussi parmi eux. La peur gagna bientôt toute la flotte, chacun cherchait à démasquer des espions cylons.

N'oublie jamais...
Pandora Véronèse.



Trafique d’enfants sur le Prometheus

Si vous vous rendez dans le secteur de la zone franche du Cargo Prometheus attenant au bar principal, vous ne manquerez pas de vous étonner de l’absence flagrante d’enfants pour une zone si densément peuplée. Pas de pleurs, pas de cris de joie, pas de « têtes blondes » se courant après en slalomant entre les étals comme ailleurs sur le vaisseau. Tout au plus, il pourra vous arriver d’aperçevoir un bambin au visage hagard ici ou là, entre les mains d’un homme à l’attitude rien moins que paternaliste. Ici, il ne fait pas bon être un enfant.



Il est désormais avéré que le Prometheus est le repaire de nombreuses activités illégales. Il y a encore peu de temps, ce dernier apparaîssait plus proche d’une cour des miracles, d’un royaume de la débrouille, que du sombre coup-gorge que l’on se plaisait si souvent à dépeindre. Ici, pas service d’ordre. Pour compenser ce triste état de fait, les résidents du Prometheus n’ont eu d’autre choix que de laisser libre court à leur débrouillardise, faisant de leur vaisseau tout entier un immense bazar. Partout, on tenta de s’organiser en communauté, en guilde, en milice. Et si le gouvernement avait marqué un tant soit peu plus de vigilance, le Prometheus aurait pu devenir un endroit, certes populaire et pauvre, mais où l’on aurait su faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Seulement un tel endroit ne pouvait laisser longtemps indifférents les truands de tout poil.

A coup de poings et de portefeuilles, ils remodelèrent le fragile système d’entraide du Prometheus à leur image. Sous leur poigne de fer, les milices devinrent mafia et les guildes, réseau de trafiquants. Cela ne se fit pas en un jour, et nombreux furent ceux à tirer la sonnette d’alarme. Mais comme de nombreuses autres fois, tous semblaient trop occupés pour accorder une quelconque attention à la population du Prometheus. Existerait-il pour le gouvernement des citoyens de « seconde zone » dont les droits valent moins que ceux, par exemple, des résidents du Cloud Nine ?

Le trafique acheva donc rapidement de devenir le centre de gravité du Prometheus et, comme l’exigent les sacro-saintes lois du marché, l’offre devait sans cesse s’adapter à la demande et offrir plus, toujours plus. Des drogues aux médicaments, des féculents de base aux fruits les plus rares, des articles de première nécessité aux plus luxueux, le Prometheus proposant tout ce qui manque ailleurs, constitue pour tous un lieu de passage obligé, même pour les plus hautes sphères. Cela explique peut-être leur inaction. Que celui qui n’y a jamais rien acheté me jette la première pierre. Croyez-moi, je ne m’inquiète pas pour ma santé. Pour beaucoup, le marché noir est même un mal nécessaire à la bonne tenue, voir à la survie, de la flotte.

Comme il était prévisible, la prostitution devint rapidement, en plus de compter parmi les plus dégradantes, l’une des activités phares du Prometheus. Là encore, nombreux sont les citoyens « respectables » à y avoir recourt, notamment parmi les militaires, dont les fonctions astreignantes leur laissent peu de temps pour établir une véritable relation. Là encore, l’offre ne pouvait que s’adapter à la demande, y compris à l’une des maladies les plus honnies et les plus craintes de notre temps, la pédophilie.

Voilà comment les choses se passent. Pour avoir accès à de nombreuses choses essentielles, dont les soins, il faut payer. Mais les maigres possessions que les plus pauvres ont pu sauver lors de l’attaque ne manquent pas de s’épuiser rapidement. Imaginez la situation. Vous, ou votre enfant, tombez malade. Homme ou femme, vous vendez déjà votre corps plus de vingt heures par jour, peut-être avez-vous même déjà vendu vos dents, sans pour autant avoir les moyens de payer un traitement. Rassurez-vous, votre bienveillant parrain y pourvoira, mais évidemment ce ne sera pas gratuit. Avant que vous ayez pu réaliser ce qui se passait, votre enfant vous aura été enlevé afin d’éponger vos dettes. Et ce n’est encore que la solution la moins brutale.

Les enfants ainsi enlevés seront ensuite parqués dans des conditions inhumaines, régulièrement battus et parfois drogués. Après cette période durant laquelle leurs geôliers s’assurent de leur docilité, ils seront répartis, tel du bétail, en fonction de leur sexe, tranche d’âge, appartenance ethnique et particularité physique.

Pour le reste, tout se déroule comme dans le cas de la prostitution d’adulte. Les clients viennent, font leur choix, payent puis se retirent dans une chambre mis à leur service par le proxénète avec le ou les enfants. Comme pour leurs aînés, c’est un véritable processus de déshumanisation qui vise les enfants. La moindre liberté grappillée se paie en coups de botte ou de bâton. Mal nourris et traumatisés, leur espérance de vie est généralement réduite et le proxénète ne fait rien pour les aider. D’après un ancien « gardien » d’enfant : « Les clients ont sans cesse besoin de chaire fraîche et [il apparaît rapidement] nécessaire de faire tourner la marchandise. Voyez, c’est plus rentable d’investir dans la recherche et l’approvisionnement de nouvelle marchandise que d’entretenir celle qu’on possède déjà. » Toujours selon la même personne : « Chez les adultes, la plupart des gars qui bossent pour un mac’ (proxénète) s’occupent de protéger et de mâtoner (surveiller) les filles, les autres se chargent de, comment dire, les relations client (ce sont les entraîneur(e)s). Chez les gamins, y a pas plus de la moitié des types, un tiers en général, qui jouent les garde-chiourmes (geôliers), le reste, ben c’est entraîneurs et chercheurs de gosses. » Notre source refusera néanmoins de s’étendre sur le sort de « la vieille marchandise ».

Pour l’heure, selon ce qu’il nous a été donné d’observer sur place et les informations de nos sources, plusieurs dizaines d’enfants seraient déjà, ou auraient été, victimes des proxénètes et de leurs clients. A n’en pas douter, le gouvernement est pourtant certainement au fait de ce qui se passe à bord du Prometheus. Peut-être nous annoncera-t-il qu’il s’agit d’un mal nécessaire ?

Mais la question n’est pas de savoir si demain, ou après-demain, l’un de vos enfants sera victime de ces bourreaux, pas même de savoir si, en votre âme et conscience, vous serez capable de fermer les yeux sans réagir sur l’horreur qui se déroule à moins d’un click de vous. La véritable question est la suivante : « Malgré toutes les peines qui nous accablent, serons-nous capables de saisir la chance qui nous est offerte de partir sur de nouvelles bases, afin de bâtir un avenir meilleur pour ces enfants, qu’en ce moment même, l’on assassine ? »

Votre envoyé spécial, Ashtan Compañys.

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Cpt Lee Adama.
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Lee Adama
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PostPosted: Sat 15 Dec - 21:45    Post subject: Le Cylon Enchaîné Reply with quote

Le Cylon Enchaîné
N° 1 - Page 2

Combattre l'incertitude

Qui n'a jamais entendu parler de Hober Mallow, détective freelance travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement Roslin ? M. Mallow incarne à lui tout seul nombre des espoirs de la flotte, puisqu'il est chargé du phénoménal travail de recherche des survivants, parmi les quelques 50 000 âmes que compte à présent l'espèce humaine. Travail ô combien difficile, qui offre souvent plus de peines que de joies, mais qu'il mène à bien avec une détermination sans faille, pour combattre l'incertitude, car il n'est rien de pire. Interview d'un héros peu ordinaire...

M. Mallow, vous êtes populaire au sein de la flotte coloniale pour le travail que vous effectuez pour le gouvernement Roslin. Vous avez la charge de tout le travail de recherche des survivants, parmi les 50000 âmes que compte désormais l'espèce humaine. Que faisiez-vous avant l'attaque ?

J'ai toujours été détective, en fait. Privé pour être précis. Je retrouvais déjà des personnes disparues avant l'attaque. J'ai notamment aidé la police sur l'affaire Devries. Jenna Devries est, enfin c'était, ma femme, avant l'attaque.

Comment en êtes-vous arrivé là ? Quel a été le facteur déclencheur de votre prise de contact avec l'équipe présidentielle ? Et comment la Présidente a-t-elle perçu votre souhait de venir en aide de manière plus... officielle, disons, à tous ces gens dans l'incertitude du sort qu'avaient connu leurs proches ?

Vous savez Miss Véronèse, un homme de coeur ne peut pas rester insensible devant la souffrance des familles séparées par l'attaque. Je n'ai pas cherché à prendre contact avec le gouvernement, c'est la Présidente en personne qui a demandé à ce que je participe au recensement colonial. Elle est très attachée à ce service, et donc de coopérateur privé, je suis vite devenu responsable du BRC. C'est une tâche qui est complémentaire à la recherche des survivants.

Pouvez-vous nous expliquer vos méthodes de travail ? Je suis sûre que nos lecteurs seraient heureux de comprendre comment vous travaillez à retrouver leur famille, leurs amis. De quels moyens bénéficiez-vous exactement ? Si vous estimez avoir besoin de davantage, c'est le moment de faire passer le message !

Tout d'abord, tout le monde peut participer à ce travail de recherche. Les voyages entre les différents vaisseaux sont encore réservés à quelques personnes, officiels du gouvernement, militaires et journalistes principalement. Aussi il faut que chacun de vous profite de son passage sur un autre vaisseau que celui où vous vivez pour faire passer des informations sur les gens qui voyagent avec vous, les familles séparées que vous connaissez. Ainsi il y a une chance que vous trouviez quelqu'un qui chercherait un de vos compagnons de voyage.
Ma méthode quant à elle est laborieuse mais efficace : je commence par une recherche dans les archives de la flotte, j'en déduis sur quel vaisseau je trouverai plus probablement la personne, puis je m'y rends en personne. Une fois sur place, je mène une enquête de recherche initiale au cours de laquelle j'interroge les gens sur la personne recherchée. Généralement, commencer par le capitaine du vaisseau ou son personnel est un bon début. Ensuite, en général, je dois faire appel à mes contacts mais ça, c'est un aspect dont je ne peux pas parler.

Quel est votre taux de réussite ? J'imagine que malheureusement, la plupart du temps, vous aboutissez à la conclusion que la personne que vous recherchez a péri lors de l'attaque. Comment le vivez-vous, personnellement ? Ca doit être terriblement difficile... Sans parler du moment où vous devez annoncer la triste nouvelle.

Détrompez-vous, en règle générale, je ne peux pas conclure à la mort de la personne. Il faudrait avoir une preuve pour affirmer que la personne recherchée a péri pendant l'attaque. La plupart du temps, je ne referme jamais les dossiers, quelle que soit ma conviction personnelle je ne peux pas éteindre l'espoir d'une famille sans argument solide. Quelque-part, c'est ça qui est vraiment dur. Le peu de fois où je peux annoncer clairement une mort, la famille a le soulagement de pouvoir faire un vrai deuil. Bien sûr, les meilleures enquêtes sont évidemment celles où je peux rassembler des proches séparés par l'attaque. Grâce aux Dieux, elles ne sont pas trop rares. Peut-être une ou deux affaires sur dix connaissent une issue heureuse mais ce chiffre tend à diminuer avec le temps, nous avons une connaissance de plus en plus fine de la population coloniale et de fait, la plupart des familles séparées ont déjà été rassemblées.

Pour conclure, si l'un de nos lecteurs souhaitait s'adresser à vous, de quelle manière devrait-il procéder ? Un préalable ? Quelque-chose à savoir ?

Je suis presque toujours sur le colonial One, vous pouvez prendre rendez-vous avec moi auprès de la secrétaire du Bureau de Recensement Colonial. Elle est joignable sur le Colonial One, ou sur n'importe quel vaisseau, en passant par votre capitaine, qui transmettra votre message au vaisseau présidentiel. C'est très simple.

Merci Monsieur Mallow, et bonne chance pour la suite.

Pandora Véronèse, Rédac' chef.
Radio Moquette !

- Une planète habitable par l'homme aurait été découverte par un rapace en mission de reconnaissance. La dernière rumeur en date voudrait qu'il s'agisse de la légendaire Kobol...

- Un rassemblement devrait avoir lieu sur le transporteur "Cloud Nine" à l'occasion du 52ème anniversaire de la signature des articles de la Colonisation. Pour la première fois depuis l'attaque Cylon, les membres du Quorum des Douze seront réunis au grand complet afin d'évaluer les priorités de la flotte.

- On a trouvé du Tylium ! Une patrouille du Galactica a découvert un gisement de Tylium qui pourrait mettre à la flotte à l'abri du besoin pour des années !




Petites Annonces

- Recherche personnel qualifié pour assurer la sécurité du Cloud Nine lors du 52ème anniversaire de la signature des articles de la Colonisation. Contactez le capitaine du Cloud Nine.

- Recherche jeune femme blonde, plutot grande et élancée, vêtue d'une longue robe rouge sexy et bien moulante, poitrine moyenne. Contactez GB-service scientifique par courrier à bord du Galactica.

- Propose cours de lettres pour enfant ou adulte. Tarif à négocier. Contactez Pandora Véronèse à la rédaction.

- Recherche survivant de la Compagnie "Colonial Mover's". Pour toute réponse, veuillez poster une annonce dans le journal, indiquant nom, horaire et lieu de rendez-vous.

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